Traverser les États-Unis à moto par la Route 66 reste l’un des grands rêves de nombreux motards. Celle-ci traverse huit États, emmenant les motards à travers les plaines du Midwest, les déserts californiens et les paysages ocre du Grand Canyon. Des étapes mythiques rythment ce parcours qui s’achève à Santa Monica Pier, face à l’océan, terminus officiel d’une des routes les plus emblématiques du monde. Comme nous, voulez-vous vivre ce type d’aventure ? Découvrez, à travers notre expérience, ce qu’un tel voyage vous réserve.

Chicago, le point de départ d’un rêve américain

De nombreux passionnés de moto rêvent de relier Chicago à Santa Monica à travers un un road trip moto sur la Route 66. C’est le moment de concrétiser ce rêve. L’escapade à moto démarre à Chicago, vaste cité industrielle du nord des États-Unis. Le premier soir, les motards du groupe se réunissent autour d’un dîner pour une première rencontre.

Les premiers kilomètres au guidon de la Harley

Le deuxième jour, chacun récupère sa moto Harley Davidson auprès de l’équipe locale du circuit. La route légendaire emmène l’équipe vers la ville de Pontiac, sous un immense ciel bleu. Le musée de la Route 66 y dévoile alors toute l’histoire de cette voie mythique américaine. Ensuite, dans la ville de Wilmington, vous croisez l’immense astronaute de fibre du géant Gemini. Enfin, cette première étape de la Route 66 à moto vous fait rejoindre Springfield, capitale de l’Illinois.
Tout au long du trajet, l’immensité des grands espaces américains fait naître une sensation grisante chez les motards. Le grondement du moteur devient la bande-son du voyage. L’air chaud et le bitume qui file sous les roues font vite oublier la fatigue et finissent par la dissiper. Ce premier jour de selle grave en chacun le goût puissant de la liberté.

Le cœur de l’Amérique : plaines, BBQ et villages oubliés

Ce long road trip dévoile ensuite aux aventuriers à moto une Amérique rurale.

Sur les routes du Midwest, à la rencontre de l’Amérique authentique

De Springfield jusqu’à Saint-Louis, la Route 66 longe des champs de maïs à l’infini. Le vieux pont Chain of Rocks franchit le Mississippi et annonce l’arrivée des motards dans Saint-Louis. La soirée se prolonge autour de ribs fumés au barbecue, spécialité incontournable de la région. Plus loin, la route sinueuse du Missouri les mène vers la mystérieuse halte de Gay Parita’s. Cette réplique d’une station Sinclair des années 1930 plonge ses visiteurs dans l’esprit d’accueil et de convivialité de la Route 66. Son créateur, Gary Turner, est décédé en 2015, mais sa famille continue de recevoir les voyageurs. Les motos filent ensuite vers Joplin, qu’une violente tornade ravagea en 2011. Les habitants racontent volontiers ce drame aux motards. Enfin, les Harley Davidson gagnent l’Oklahoma et ses plaines. Sinueuse dans le Missouri, la Route 66 devient droite et régulière en Oklahoma et particulièrement calme au coucher du soleil.

Le Far West grandeur nature

La Route 66 se faufile à travers les immenses déserts et les canyons du grand Ouest. Cette traversée du Texas, du Nouveau-Mexique et de l’Arizona est la plus spectaculaire de ce périple.

Le grand Ouest à perte de vue

Au Texas, de vieilles Cadillac vont chercher les motards à leur hôtel et les emmènent au Big Texan Steakhouse pour un dîner mémorable : le restaurant les régale avec le fameux steak du Big Texan Steakhouse. Près d’Amarillo, le célèbre Cadillac Ranch surprend les voyageurs avec ses dix voitures multicolores, le nez planté dans la terre. À la frontière du Texas, la ville fantôme de Glenrio s’est endormie dans un autre siècle. Plus loin, la Route 66 pénètre dans les terres comanches, leurs montagnes et leurs cactus. En Arizona, un grand parc national abrite des troncs fossiles, vieux de plusieurs millions d’années. Le Grand Canyon, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, se visite au coucher du soleil. Un cocktail à la main, chaque membre de l’équipe contemple les immenses falaises rouges sous la lumière du soir. Un survol du site en hélicoptère révèle aux plus téméraires toute la démesure de l’abîme.

La dernière ligne droite vers le Pacifique

Dans cette ultime grande étape, les motards filent vers la Californie, le désert Mojave et le Pacifique. Un détour par Las Vegas et le gigantesque barrage Hoover précède l’arrivée à Santa Monica.

La descente finale vers le Pacifique

La petite ville fantôme d’Oatman laisse ses fameux ânes sauvages en liberté dans ses rues. Plus loin, les 221 mètres du barrage Hoover se dressent juste au-dessus du fleuve Colorado. La nuit, Las Vegas illumine le désert. Les amoureux de la Harley Davidson y font une halte électrique. Le trajet se poursuit dans le désert du Mojave, au milieu des cactus et des arbres de Josué. Dans la Forêt nationale d’Angeles, la route prend progressivement de l’altitude : les Harley Davidson se retrouvent à 2 300 mètres. La route quitte ensuite la montagne pour descendre vers le bassin de Los Angeles, avant d’atteindre la côte Pacifique. Le voyage s’achève sur la jetée de Santa Monica, devant le panneau « End of Route 66 ». L’émotion est forte : les kilomètres parcourus, les rencontres et la sensation d’avoir accompli un rêve donnent à cette arrivée un vrai goût de victoire.

Avant de partir, mieux vaut anticiper quelques points pratiques : choisir une moto adaptée à sa taille, prévoir des vêtements respirants pour les longues portions chaudes, garder une veste plus chaude pour les zones en altitude et vérifier les conditions d’assurance liées à la location.

Ce type d’itinéraire ne demande pas nécessairement une conduite sportive, mais il exige de l’endurance : plusieurs journées dépassent les 300 ou 400 kilomètres, avec des changements de climat et de relief parfois marqués.

Le printemps et l’automne sont souvent les périodes les plus agréables pour profiter des grands espaces sans subir les chaleurs les plus fortes du désert.

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